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Le Paludisme

Qu’est-ce que le paludisme ?

Responsable chaque année de plus de 300 millions de cas de maladie aiguë et d’au moins un million de décès, le paludisme reste la maladie parasitaire la plus fréquente au monde : environ 41 % de la population mondiale, soit 2,3 milliards de personnes, est concernée.

Le paludisme est une infection parasitaire affectant l’homme, les oiseaux et les singes, causée par des protozoaires du genre Plasmodium. L’infection est transmise par la piqûre d’un moustique vecteur : la femelle d’un moustique du genre anophèle dans les zones d’endémie.

Le paludisme, terme utilisé en français (palus = marais) et la malaria, pour les Anglo-saxons, sont les deux noms employés pour désigner la même maladie.

La contamination :
Le Paludisme est une maladie infectieuse, qui se joue entre 3 acteurs :
1. le parasite qui est l’agent de la maladie : un protozoaire du genre plasmodium (ex : Malaria)
2. l’insecte vecteur qui en assure la transmission : un anophèle femelle (moustique)
3. l’homme, l’hôte intermédiaire du parasite.

La transmission survient la nuit, entre le coucher du soleil et l’aube, ce qui correspond aux heures où l’anophèle femelle pique.
Incubation : après la piqûre d’un anophèle infectant, l’incubation de la maladie est d’une durée variable. Elle est d’au minimum 7 jours, mais peut se faire en plusieurs semaines, voire en quelques mois.

Symptômes : les premiers signes d’alerte sont : la fièvre, des maux de tête, des courbatures, des troubles digestifs (surtout chez l’enfant). Le symptôme typique du paludisme est une fièvre violente qui se manifeste par épisodes de 6 à 8 heures.

Les zones impaludées
La maladie peut survenir dans la plupart des régions tropicales et subtropicales de la planète. C’est en Afrique que le risque est le plus important, mais de nombreuses autres destinations sont concernées. Au total, le paludisme est endémique dans une centaine de pays et territoires.
La transmission de cette maladie s’observe dans la plus grande partie de l’Afrique subsaharienne et de la Nouvelle-Guinée, dans de vastes régions du sud de l’Asie, dans certaines régions de l’Asie du Sud-Est, de l’Océanie, d’Haïti, de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud, et dans des régions restreintes du Mexique, de la République Dominicaine, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

C’est dans des régions rurales que le risque est le plus élevé. Le risque de contamination varie selon les saisons dans de nombreux endroits, étant à son maximum à la fin de la saison des pluies. La transmission diminue aux altitudes auxquelles l’anophèle ne peut se reproduire facilement (au-dessus de 2 000 à 3 000 mètres, selon l’endroit).
Dans les régions urbaines et touristiques de l’Asie du Sud-Est et de l’Amérique centrale et du Sud, les voyageurs courent un risque réduit ; alors que ceux qui se rendent dans
les régions urbaines, d’autres zones où le paludisme est endémique, notamment l’Afrique subsaharienne et le sous-continent indien, s’exposent à un risque important d’infection.

La prévention et traitement du paludisme

En matière de prévention contre le paludisme, il est théoriquement possible d’agir à plusieurs niveaux : la lutte contre les moustiques vecteurs ; la prophylaxie individuelle, par une protection vis-à-vis des piqûres et par une chimioprévention chez les personnes qui voyagent en zone d’endémie ; et les vaccins contre le parasite.

• Il est important de limiter les possibilités de se faire piquer par les moustiques :
1. Porter, dès la tombée de la nuit, des vêtements qui protègent tout le corps, y compris les bras et les jambes. Les vêtements peuvent être enduits d’insecticides.
2. Utiliser des répulsifs pour la peau (que vous trouverez en pharmacie) entre le coucher du soleil et l’aube.
3. Utiliser une moustiquaire imprégnée de répulsif.

• Le choix du médicament ou prise d’une chimioprophylaxie (traitement préventif) dépend surtout de votre destination et de la sensibilité du parasite dans la région considérée, mais aussi de votre état de santé actuel ou antérieur. Le traitement préventif a pour but de prévenir les crises. Il n’empêche pas l’impaludation, car, depuis plusieurs années, le parasite développe de plus en plus de résistance.

Les médicaments ne vous seront délivrés que sur prescription médicale. La plupart du temps, il doit démarrer plusieurs jours avant le départ.

La problématique d’un vaccin antipaludéen
Le paludisme est une priorité de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Certains laboratoires s’engagent dans la lutte mondiale contre le paludisme au travers de partenariats.
Bien que les voies de recherche d’un vaccin antipaludique soient aujourd’hui nombreuses, à ce jour, il n’existe aucun vaccin efficace.
En matière de recherche d’un vaccin antipaludique, des progrès considérables ont été faits au cours de la dernière décennie.
Plus d’une dizaine de prototypes de vaccin sont actuellement à l’étude ; certains en sont à la phase d’essai clinique.
Cependant le Plasmodiume, parasite responsable du paludisme resiste encore aux traitements actuels.
L’OMS espère qu’un vaccin efficace pourra être disponible d’ici la moitiè du siècle.
C’est en ce sens qu’en automne 2019, des chercheurs de l’institut Pasteur de Lille viennent de mettre au jour un gène essentiel du parasite responsable du paludisme.
Un vaccin efficace contre cette maladie serait une arme bienvenue dans la lutte contre le paludisme.

Stefania Lango

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